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Revue de presse de la semaine du 14 au 19 mai 2012

Revue de presse de la semaine du 14 au 19 mai 2012

Soumis par admin le mar, 22/05/2012 - 08:19

Journaux traités : La Voix, L’Info, Le Progrès, L’Observateur, N’Djaména Bi-Hebdo, Notre Temps, Tchad et Culture.

L’actualité de la semaine a été rythmée par le rejet du projet de loi portant ratification de l’ordonnance N° 010/PR/2012, portant statut particulier de certaines communes du Tchad, les effets Bachir, la découverte du peuple Mbum, la délocalisation du marché de Démbé.

Le rejet du projet de loi portant ratification de l’ordonnance N° 010/PR/2012, portant statut particulier de certaines communes du Tchad

N’Djaména Bi-Hebdo dans sa publication du lundi 14 au mercredi 16 mai 2012, titre dans sa rubrique politique : pas de délégués généraux auprès des communes ! Le bihebdomadaire nous apprend que dès la lecture du rapport sur le projet de loi, plusieurs députés ont exprimé clairement leur volonté de ne pas faire de commentaires sur le texte qui d’après eux comporte beaucoup d’irrégularité. Il s’agit, entre autres, de la violation des articles 203, 204, 207, 208 et 210 de la Constitution et l’abrogation de certaines dispositions de la loi organique 002/PR/2000 du 16 février 2000 portant statut des collectivités territoriales décentralisées.

L’Observateur, hebdomadaire indépendant nous informe dans sa parution du 16 mai 2012 que la commission politique générale, Institutions, Lois, Affaires Administratives et Judiciaires s’est référée à l’article 212 de la Constitution pour rejeter le projet de loi. Cet article de la loi fondamentale dispose que « Les règles relatives aux statuts juridiques, à l’abrogation, au fonctionnement et aux attributions des collectivités Territoriales Décentralisées ainsi que leurs rapports avec le pouvoir central sont fixés par une loi organique. », ajout-il. Notre confrère informe aussi que le député Delwa Kassiré Coumakoye a enfoncé le clou en déclarant que c’est un projet de loi « assassin de la démocratie. »

Les effets Bâchir

Notre Temps, journal des sans voix titre à la une dans sa livraison du 13 au 19 mai 2012 : Encore Bâchir en action ! L’hebdomadaire publie la photo du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique brandissant des billets de banque trouvés sur les policiers véreux de la Brigades de Circulation Routière et celle des policiers pris en flagrant délit, entourés de leurs collègues, attentifs aux mises en garde du ministre. Le lundi 12 mai 1012 poursuit notre confrère, le ministre Bâchir est entré dans la cour du commissariat central et n’a pas hésité une seconde à dire ce qu’il pense aux policiers. Le chef de la Sécurité Publique a donné des ordres fermes à ses éléments pour que la sécurité ne soit plus une vue de l’esprit. Ainsi la circulation routière ne doit plus rester la vache à lait qu’elle était pour les fonctionnaires de la Police qui travaillent dans la régulation de la circulation. Il a profité de l’occasion pour présenter à la presse nationale et aux autres agents de la Police, des policiers véreux pris en flagrant délit d’arnaque. Une somme de 250 000 FCFA a été retrouvée sur un policier en patrouille, ajoute le confrère.

N’Djaména Bi-Hebdo , titre à la une dans son n° 1454 : Bachir et ses « sarkomédies ». Le bihebdomadaire a publié dans le même espace, une caricature du ministre tonnant des ordres aux policiers. Le bihebdomadaire informe que le ministre Ahmat Mahamat Bâchir a sermonné les policiers de la brigade de circulation routière pendant presqu’une heure de temps dans la cour du commissariat central, comme à son habitude. Le confrère reprend les propos du ministre disant :

Ouvrez grandement les oreilles et écoutez-moi bien ! Je ne vous ai pas appelé pour le plaisir d’appeler. Ce sera la dernière fois. Ce n’est que dans notre pays que les policiers se comportent d’une manière malhonnête et aveugle, parce qu’il y a un laisser-aller. Attention ! Attention ! Les petits voleurs de la police doivent se contenter de leurs salaires. Au cas contraire démissionnez !

Le ministre n’a pas seulement mis en garde les policiers malfrats, mais a aussi tiré la sonnette d’alarme aux citoyens voyous qui sont prêts à corrompre les policiers quand ils sont en infraction, renchérit le confrère.

L’hebdomadaire La Voix relève dans son N° 0154 du 15 au 22 mai 2012 la situation de l’insécurité au Tchad avec une attention particulière porté à l’enlèvement d’enfants. Notre confrère souligne à cet effet que le 10 mai dernier trois enfants ont été enlevés à la sortie des classes mais ont pu recouvrer la liberté grâce à la vigilance d’un passant et de quelques commissaires de police. En entendant, le ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration Ahmat Mahamat Bâchir a du pain sur la planche. Son zèle, la redynamisation des forces de l’ordre et de la sécurité constituent un atout pour la guerre contre les malfrats qui pullulent dans les quartiers de la capitale. Mais, avec l’instabilité que connaît le poste ministériel, on se demande si le gouvernement lui donnera le temps nécessaire pour atteindre ses objectifs, a conclu le confrère.

La découverte du peuple Mbum

Le mensuel Tchad et Culture dans son numéro 306 a réalisé un dossier de 8 pages consacré au peuple Mbum. Notre confrère est allé à la rencontre du peuple Mbum aux confins Sud du Tchad, au Cameroun et en République centrafricaine et nous a mis à découvert la richesse culturelle mbum. Le mensuel relève aussi que les Mbum accordent une grande attention au statut social de la femme. Non seulement elle est la gestionnaire du foyer, mais c’est elle aussi qui, par ses actions et ses conseils, contribue à ramener la paix et la cohésion dans le village.

La délocalisation du marché de Démbé

L’Info, dans sa livraison du 17 au 20 mai 2012 informe que dans le processus de la délocalisation du marché de Dembé vers les nouveaux sites retenus à Habbena et à Chagoua, un incendie malheureux est survenu le dimanche 13 mai 2012, dans le marché opposant les commerçants entre eux et que la bagarre a causé la mort d’un homme et de plusieurs blessés. Le bihebdomadaire gouvernemental avance aussi que, selon le maire de la ville de N’Djaména, le délégué du carré N° 1 dudit marché, accusé d’être de connivence avec les autorités municipales dans le processus de délocalisation du marché de Dembé a été tabassé par ses pairs et admis aux pavillons des urgences de l’Hôpital Général de Référence Nationale pour recevoir des soins. Sa boutique a été mise à sac et ses biens, dont une moto, sont brûlés. Au cours des échauffourées, des paisibles citoyens de passage ont subi des préjudices graves.

L’Observateur pour sa part,relève dans son N°659 qu’il y a eu un mort et le délégué du marché, M. Abdedine Abdoulaye, molesté lors d’une altercation entre certains commerçants. Et l’hebdomadaire de poursuivre, d’après le premier magistrat de la ville de N’Djaména, la Mairie a souhaité résoudre le problème de la délocalisation dudit marché de manière pacifique. Mais vu la tournure qu’a prise cette affaire, il annonce à tous les commerçants qu’à compter du jour de cet incident, le marché est définitivement fermé.

Le quotidien Le Progrès dans sa parution du 15 mai 2012, fait état de l’évolution du processus de la délocalisation du marché de Dembé. Pour notre confrère, une opération de démolitions des boutiques du marché a été lancé et que les forces de l’ordre sont positionnés dans tous les angles du marché pour éviter des incidents. Dans son N°3392 le quotidien informe que les marchants de Dembé plient bagages. Le Progrés a publié à la une, une image de quelques boutiques presque démolies. La plupart des commerçants ont détaché et emporté certains matériaux de leurs boutiques, a-t-il ajouté.

Denis Djikini Kemndah

http://www.cefod.org/node/33

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