Le gouvernement a annoncé samedi sur la radio nationale avoir fait échec à une tentative de coup d'Etat prévue la semaine prochaine.
Mis en cause implicitement, l'ex-président Ange-Félix Patassé rejette toute implication.
Plusieurs militaires et personnalités étaient impliqués dans le projet de coup d’Etat programmé du 15 au 20 mars selon le ministre de la Sécurité, Jules Bernard Ouandé qui n’a pas toutefois souhaité les nommer.
Dans une déclaration lue sur les antennes de la radio nationale, il a détaillé les articulations de cette tentative de coup d’Etat se fondant sur un document intitulé: “Plan d’attaque”
Selon ce texte, l’opération supposée prévoyait entre autres, une “distribution des armes, munitions, tenues”, “ remise des sous et reconnaissance du terrain” et une “coupure de toutes les lignes téléphoniques”
Le ministre de la Sécurité a également cité un passage évoquant des “renforts des éléments dans le domicile de AFP.”
La présidentielle le 25 avril
En RCA, les initiales AFP sont généralement utilisés pour désigner l’ex-président Ange-Félix Patassé.
Ce dernier dit être visé par ses initiales. Il affirme d’ailleurs avoir été mis en cause dans une “fiche spéciale” des services de renseignements adressée à l’actuel président Bozizé et dont il a obtenu une copie.
“ Il s’agit d’une manœuvre pour m’éliminer de la course à l’élection présidentielle du 25 avril”, s’est indigné Ange-Félix Patassé.
« Je ne vois pas pourquoi je ferai un coup d’Etat. Pour aller au pouvoir, j’ai toujours préconisé la voie des urnes et non la voie des armes », a-t-il souligné.
BBC.fr
