« Il faut sauver le Lac Tchad » annonce la Une de N’Djaména Bi-Hebdo du 21 décembre. Dans sa déclaration à la 15ème conférence mondiale des Nations Unies sur les Changements Climatiques, le président de la République a attiré l’attention de la communauté internationale sur l’assèchement inquiétant du Lac Tchad. D’une superficie de 25 000 km2 en 1960, le Lac Tchad ne couvre plus que 2000 km2 aujourd’hui. Le Lac Tchad prend sa source des fleuves Logone et Chari qui sont eux même tributaire de la pluviométrie très variable et imprévisible dans la zone sahélo-soudanienne. « Cette menace réelle de la disparition progressive du Lac Tchad constitue une catastrophe écologique pour les êtres humains et leurs cheptels, ainsi que pour la faune et la flore », rapporte le journal. « Copenhague : un réveil tardif mais nécessaire annonce l’hebdomadaire Notre temps dans sa parution du 22 décembre. Qu’attendre de Copenhague, s’interroge le journal.
Coopération
Droit des Affaires en Afrique
« Les chefs d’Etats chapeautent l’OHADA » annonce la une du Progrès du 21 décembre. « L’OHADA tient sa première conférence au sommet à N’Djaména », annonce l’hebdomadaire Le Temps du 23 décembre. « L’OHADA remise à flot » titre N’Djaména Bi Hebdo du 24 décembre. Le premier sommet des chefs d’Etats membres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) a permis de redonner un nouveau souffle à cet organisme. Deux points majeurs sont à noté : l’entrée en vigueur du traité révisé qui institutionnalise le sommet des chefs d’Etats coiffant l’organisation ; et l’application du mécanisme autonome de financement. Des 16 chefs d’Etats représentants les pays membres, 8 seulement ont fait le déplacement de N’Djaména. Il s’agit Abdoulaye Wade, Amadou Toumani Touré, Yayi Boni, Faure Gnassingbé, Ali Ben Bongo, Denis Sassou N’Guesso, François Bozizé, Obiang N’Guéma. Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Niger étaient représentés, tandis que les sièges de la Guinée Conakry, de l’Ile Maurice et des Iles Comores étaient vides. La présidence de l’OHADA qui était au Tchad est passée au Togo.
La BDEAC finance les constructions des marchés modernes
« Construction des marchés modernes à Moundou et Sarh : la BDEAC met la main à la poche » annonce Notre Temps du 22 décembre. Les deux accords ont signés par le ministre de l’Economie et du plan et le président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), M. Anicet Dologuélé. Le marché à mil de Moundou sera construit sur une superficie de 53 000 m2 de plateforme et voiries intérieures aménagées avec 700 boutiques, 1500 étals et un hangar de 400 m2. Le marché de Sarh quant à lui, couvre une superficie de 32 000 m2 de plateforme et voiries intérieures aménagées et sera doté de 1524 boutiques, 4 hangars. L’enveloppe globale du projet est de 9, 943 milliards dont 2, 943 milliards en contrepartie de l’Etat tchadien et 7 milliards pour le compte de la BDEAC.
Economie
« Le PM valide les propositions de réformes du FODEP » annonce le Progrès du 23 décembre. « Favoriser les investissements privés au Tchad » note de son côté N’Djaména Bi Hebdo du 24 décembre. Une session du Forum de Dialogue Etat secteur privé (FODEP) s’est tenue le 22 décembre à l’hôtel Kimpinski pour soumettre à l’approbation des décideurs des projets de textes pour assainir l’environnement des affaires au Tchad.
Fêtes de fin d’années
« Les fêtes remuent les ménages » lance le Progrès du 22 décembre. Alors que les salaires tombent par secteur, ajoute le quotidien. « Les fêtes des casse-têtes » annonce N’Djaména Bi-Hebdo du 24 décembre. La période des fêtes de fin d’année, les femmes se bousculent dans les marchés. Pour beaucoup de ménages, les difficultés ne manquent pas par ces temps de hausse des prix des denrées alimentaires.
Presse
« L’Odemet refait peau neuve » annonce N’Djaména Bi Hebdo du 21 décembre. A l’issue de son Assemblée générale tenue du 16 au 17 décembre, l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique des Médias au Tchad (Odemet) a remanié son bureau en prélude des élections prochaines. La présidence est assurée par Abderamane Barka, directeur de publication du quotidien Le Progrès.
Béguy Ramadji Angèle
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Prière pour la paix et l’unité nationale au Tchad.
Le 4 janvier 2010, par Dokalyo Alphonse,
http://www.cefod.org/spip.php?article2252
A l’occasion de la journée mondiale de la paix, les fidèles musulmans et chrétiens du Tchad ont prié ensemble le 1er janvier 2010 pour la paix et l’unité nationale au Tchad au stade Idriss Mahamat Ouya de N’Djaména.
Les leaders de ces différentes confessions religieuses, à savoir le Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad, l’Entente des Eglises et Missions évangéliques au Tchad (EEMET) et la Mission catholique, ont dans leurs messages, indiqué le chemin pour une paix durable au Tchad.
« La paix doit provenir de l’effort de tous les Tchadiens qui doivent promouvoir une culture de respect mutuel, de la cohabitation et de l’amour entre les communautés sans discrimination religieuse, ethnique, culturelle, traditionnelle et coutumière », a souligné le président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad, M. Hissein Abakar. Il invite tous les politico-militaires à saisir la main tendue du président de la République pour une réconciliation durable et définitive. Car, le peuple tchadien est fatigué de la guerre, a-t-il martelé.
« La guerre est une mine pour un pays et crée des situations de misère pour son peuple, a noté le secrétaire général de l’EEMET. Il indique que la paix passe par la recherche du bien-être d’autrui au détriment de son intérêt personnel. Il faut aussi démolir les préjugés et stéréotypes véhiculés dans les discours ambiants afin de construire la paix pour un développement durable, a conseillé le secrétaire général.
Monseigneur Mathias Ngartéri Mayadi, archevêque de N’Djaména, a mentionné que « les discours ne suffisent pas pour construire la paix. Il faut des actes concrets ». Le prélat invite chaque croyant à poser des actes concrets dans son milieu de vie pour contribuer à la cohabitation pacifique entre les populations.
Il demande également à l’Etat de garantir la liberté d’expression pour que chaque citoyen puisse s’exprimer librement sans avoir recours à un quelconque moyen violent. Les leaders religieux chargés d’enseigner la foi, doivent transmettre les valeurs de tolérance, de dialogue et de respect mutuel aux croyants.
« Il n’y aura jamais de paix dans le pays s’il n’y a pas la justice », a poursuivi l’archevêque qui note que la justice exige le respect de la dignité de l’homme créé à l’image de Dieu, du bien commun et le partage équitable des ressources naturelles et la bonne gouvernance.
Alphonse Dokalyo
CEFOD
