‘‘La Maison blanche se colore’’, titre L’Observateur qui indique qu’une onde d’allégresse et d’optimisme traverse le monde depuis l’annonce de la victoire de Barack Obama. Mais passé cet optimisme, relativise l’hebdo, Obama devra commencer à répondre aux attentes de ses compatriotes ruinés par la crise économique, redonner espoir aux plus pauvres des Américains. Sur le plan international, poursuit-il, on l’attend sur le terrain miné du Proche orient, contenir les velléités hégémoniques de la Russie qui cherche à réveiller la guerre froide.
‘‘Un phénomène nommé Obama’’, titre N’Djaména bi-hebdo qui relève que le vœu de tous les Africains est que si Barack Obama réussisse dans sa mission Il réhabiliterait l’image des Noirs que la gestion de la plupart des chefs d’Etat du continent a ternie.
‘‘La victoire historique de Barack Obama’’, jubile Le Progrès qui relève qu’en moins quatre ans, Barack Obama a fait une percée fulgurante pour parvenir à la Maison blanche, devenant ainsi le premier président noir des Etats-Unis. Mais le quotidien relativise en en disant que l’euphorie de la ‘‘victoire historique’’ doit, dès l’instant même, céder la place aux actions concrètes pour sauver les Etats-Unis et le monde de la crise financière et immobilière, du chômage, du réchauffement climatique et des menaces des fondamentalistes.
L’Accord du 13 août en question
‘‘Il faut une volonté politique pour exécuter l’Accord du 13 août’’, estime Salibou Garba, ‘‘Nous, nous n’exécutons pas. Le Comité de suivi ne prépare pas les lois. Il n’a pas une administration pour aller faire le recensement démographique. Le Comité de suivi propose, cependant c’est le gouvernement qui agit avec l’Assemblée nationale pour ce qui est des lois. Donc les partis politiques ne peuvent pas porter la responsabilité du retard’’, se défend-t-il.
‘‘Le Comité de suivi est une coquille vide’’, affirme Mahamat Absakine, président du Parti du Peuple pour le Changement (PPC), dans les colonnes du Progrès. Accusant la majorité présidentielle de remettre en cause ledit accord, le leader du PPC constate par ailleurs que ‘‘sous prétexte d’assurer la cohésion gouvernementale, les membres signataires de l’Accord du 13 août, devenus ministres, brillent par une léthargie, qui met à mal la mise en œuvre effective de cet accord’’. Alors que les élections sont attendues dans moins de trois mois, la Commission Electorale Nationale Indépendante et celle chargée du Recensement électoral ne sont pas toujours créées, constate le PPC, avant d’ajouter que le nouveau découpage des collectivités administratives reste une illusion politique et la démilitarisation des rouages de l’administration va à contre-courant avec la nomination des militaires à la tête des unités administratives.
L’école tchadienne à la barre
‘‘Pour un retour à la vraie école’’, suggère Le Temps, qui lance un véritable réquisitoire. Depuis quelques jours, la polémique bat son plein au sujet de l’élection de Miss Tchad 2008, constate notre confrère. Même si la beauté de l’heureuse élue n’est pas contester, relève l’hebdo, les journalistes ont tiré avec une rage sans pareille sur les carences de la Miss qui veut s’employer à « lutter contre le bien-être des enfants ». En fait, précise L’éditorialiste, elle voulait dire le contraire, autrement dit, se mettre au service des enfants pour leur assurer un bien-être. Le Temps affirme que la Miss 2008 est le fruit de cette nouvelle qui fabrique des jeunes doublement analphabètes, le tout doublé d’une inculture qui n’a pas son pareil. Enfin, diagnostique-t-il, ‘‘la descente aux enfers de l’école tchadienne est le fruit de cette politique discriminatoire connue sous le label de « géopolitique » que pratique depuis bientôt trois décennies les nouveaux régimes qui pensent ainsi rétablir la balance au profit du Nord’’.
L’Assemblée nationale rejette deux projets de loi
Le Progrès nous rapporte que les députés ont rejeté, le 5 novembre 2008, le projet de loi relatif au prix et à la concurrence et celui portant sur la protection du consommateur au Tchad. Les élus du peuple relèvent que, le projet de loi portant protection du consommateur n’est pas accompagné d’un avis juridique. En plus, ils estiment que le gouvernement a pris assez de décisions sur la consommation, la concurrence et les prix, mais la spéculation et les pénuries sont toujours entretenues. Le cas du ciment, du bétail, de la viande et du charbon est édifiant, soulignent les députés qui pensent que ‘‘les décisions du gouvernement sont toujours foulées aux pieds. Au lieu d’adopter des textes qui ne vont pas être appliqués, il faut, plutôt, appliquer ceux qui existent’’.
Les rebelles tirent sur l’EUFOR
L’Observateur révèle qu’une patrouille de l’EUFOR a essuyé des tirs de rebelles tchadiens actifs à l’Est, le 26 octobre dernier. L’incident a eu lieu à Goz-Béïda au moment où les différents responsables de ces mouvements rebelles se sont retrouvés à Paris autour de l’ex-Premier ministre Fidèle Moungar pour une rencontre afin de trouver une solution aux conflits tchadiens, écrit le confrère.
Le prix du sac de charbon est revu à la hausse
Par un arrêté daté du 4 novembre 2008, écrit Le Progrès, le ministère du Commerce et de l’Industrie fixe le prix du sac de charbon de bois à 4 000 FCFA dans la ville de N’Djaména qui était officiellement à 3 000 FCFA. Par ailleurs, dans un communiqué de presse, Mme Fatimé Issa Ramadane, ministre du Commerce et de l’Industrie, appelle les charbonniers, les groupements des transporteurs de charbon en charrettes et ceux en véhicules à décharger et vendre les sacs de charbons sur quatre sites à travers la ville : Farcha, Amtoukouigne, Amriguébé et Walia. Le quotidien fait écho des inquiétudes de certains chefs de ménage qui trouvent que N’Djaména est très vaste et que 4 sites ne suffisent pas. ‘‘Il faut laisser les gens vendre tranquillement leurs produits comme par le passé ; Il e sert à rien de compliquer les choses du moment où les charbonniers acceptent de vendre le sac de charbon à 4 000 FCFA’’, suggère l’un d’eux.
Mini raffinerie de Djermaya et opportunités pour les opérateurs économiques
‘‘Les Tchadiens profiteront au maximum de la raffinerie’’, rassure Souradj Koulamallah, président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat (CCIAMA), à trois semaines du démarrage des travaux de construction de la raffinerie de Djermaya (ndlr, près de N’Djaména). ‘‘Dans le projet pétrole de Doba, nous nous sommes beaucoup plaints du fait que les opérateurs économiques tchadiens n’aient pas été impliqués comme il se devait. Pour le projet de la raffinerie de N’Djaména, le chef de l’Etat a fait diligence pour que les opérateurs du privé soient impliqués dès la phase d’élaboration du projet’’, dixit le président de la CCIAMA.
Mbaïdedji Ndjénodji Frédéric
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Accord du 13 aout 2007 : le gouvernement adopte cinq projets de loi d’application
samedi, 15 novembre 2008 / Dokalyo Alphonse
http://www.cefod.org/spip.php?article1932
Le gouvernement a adopté en conseil des ministres cinq projets de loi relatifs à l’application de l’accord politique du 13 août 2007.
Le gouvernement a adopté en conseil des ministres ce jeudi, 13 novembre 2008 cinq projets de loi relatifs à l’application de l’accord du 13 août 2007 sur le renforcement du processus démocratique au Tchad signé entre la majorité présidentielle et l’opposition démocratique. Il s’agit de projets de loi portant sur la commission électorale indépendante (CENI), le code électoral, les statuts et attributions des autorités traditionnelles et coutumières, l’organisation et le fonctionnement du Conseil Constitutionnel et de la Cour suprême et attributions des chefs des unités administratives. Selon le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Mahamat Hissein, ces textes approuvés ont fait l’objet d’une navette avec le comité de suivi de l’accord du 13 août 2007 qui a permis l’avancée notable dans le dégèle politique de notre pays. M. Mahamat Hissein citant le chef de l’Etat a déclaré que « l’essentiel pour nous, fils d’un même pays est de préparer la voie pour aller aux élections en toute transparence sans chercher à faire un coup à tel ou tel. Notre objectif est de permettre au peuple tchadien de décider de son sort. Si certains citoyens sentent qu’ils ont perdu des droits, c’est un compromis politique et dans ce compromis, les concessions sont le prix à payer pour le renforcement de l’unité nationale. La seule limite à ne pas franchir étant la Constitution. »
Par ailleurs, le ministre des Relations extérieures a retracé au conseil l’évolution des relations entre le Tchad et le Soudan depuis 2005 et les démarches entreprises par les pays amis après la rupture unilatérale des relations par le Soudan ayant conduit à l’échange des ambassadeurs dimanche dernier. Moussa Faki Mahamat a aussi informé le conseil du déroulement actuel de la réunion des experts qui préparent la 6ème réunion du groupe de contact chargé de mise en œuvre de l’accord de Dakar prévue le 15 novembre à N’Djaména. La 7ème réunion du groupe de contact se tiendra à Khartoum, a-t-il mentionné.
Le président de la République s’est félicité de l’évolution des relations entre les deux pays et a déclaré que « nous sommes un peuple pacifique, nous n’avons jamais agressé un voisin, nous n’avons jamais eu des stratégies de déstabilisation contre un pays voisin et nous n’avons jamais eu des ambitions sur un voisin. C’est cette philosophie qui nous guide », a rapporté Mahamat Hissein qui a révélé aussi que les mesures conservatoires prises par le gouvernement après la rupture des relations diplomatiques par Khartoum, seront étudiées au cas par cas par les ministres concernés pour la suite à donner dans le cadre de la normalisation entre les deux pays.
Rappelons qu’après la rupture des relations diplomatiques par Khartoum, le gouvernement tchadien a décidé, le 12 mai dernier, de la fermeture de la frontière pour éviter toute infiltration et tout trafic suspect ; il a suspendu la délivrance et l’attribution des documents de voyages et a gelé des activités de la Banque agricole et commerciale du Soudan ainsi que les transactions financières entre le Tchad et le Soudan ; le gouvernement a aussi interdit l’exportation ou l’importation du bétail sur pied, des marchandises fabriquées ou transitant par le soudan et l’atterrissage au Tchad des avions de la compagnie aérienne soudanaise. Les autorités tchadiennes ont également interdit la diffusion de la musique soudanaise non seulement sur les antennes des médias publics, mais également dans le commerce et en toute circonstance.
Dokalyo Alphonse
CEFOD
