15068178 views


HISTOIRE du TCHAD

Le Tchad est vieux de plus sept millions d’années. L’âge de Toumaï , des statuettes funéraires et les traces de combats entre le peuple Sao et les soldats du Kanem le démontre . Le prémier royaume connu dans la région est le Kanem, qui prit son éssor à la fin du 11ème siècle sous la dynastie de Sefawad. Les relations commerciales avec le nord du continent et la conversion des mains ( souverains) vers l’an 1100 répandirent l’islam dans toute la sous région.

Le Kanem possédait une armée forte et entraînait un réseaux de fonctionnaires chargé de maintenir l’ordre et de prélever les impôts jusqu’ a dans les régions lointaines. Mais ,des querelles de pouvoir et de dissensions réligieuses affaiblirent l’Empire. Les Boulala connus comme des vaisseaux du Kanem, en profitèrent pour se révolter. Au 14 èmè siècle les attaques répétées des Arabes obligèrent le Sefawad à fuir le Kanem.Au 15 ème siècle, la Dynastie des Sefawad constitua un nouvel Empire à l’ouest du Lac dans le Bornou.

Les troupes de mains d’ Idriss ( 1497- 1519) envahirent l’ancien Kanem et l’intégrèrent l’Empire.Celui- ci, s’étendait de Kano jusqu’ au Darfour. D’autres Royaumes se constituèrent dans la région notamment ,le Ouaddaï au 14ème siècle, et le Baguirmi au 16éme siècle longtemps vaisseaux du Kanem-Bornou.Le Kanem Bornou vivait du commerce notamment de la traite des esclaves avec l’Arabie Saoudite. Les guerres des conquêtes servaient de prétextes au Bornou pour capturer les ” infidèles “, les hommes et surtout les femmes et les enfants très demandés sur les marchés du Moyen Orient. Les femmes tchadiennes en particulier, avaient la réputation d’être d’excellente ménagère et des cuisinières exceptionnelles.

Au début du XIXè siècle le djihad Pheul lancé par Ousman Dan Fodio, qui fonda le Khalifa de Sokoto se heurta violemment au Kanem-Bornou. Il fallut toute l’adresse du prémier ministre Mohamed Amine Al- Kanemi, pour que l’Empire ne se croule pas sous ces coups de butoir. Il en profita pour reformer la monarchie et capter à son profit la réalité de pouvoir qu’il légua ensuite à son fils Oumar Ousman Dan Fodio . Une nouvelle Capitale fut construite à Kouka, qui se trouve dans le Niger actuel. Le Ouaddaï profita de ce désordre pour reprendre son autonomie et s’imposer à son voisin le Baguirmi. Il developpa ses relations commerciales avec Tripoli et l’Egypte. A la même époque, la confrérie des Sénoussi eût des émules dans une grande partie du pays. En 1879 un soldat et marchand originaire du Soudan Rabah lança une vaste opération de conquête du Ouaddaï. Il établi son emprise commerciale sur l’Est du Tchad tout en constituant une armée forte de 35 000 soldats.

La vente de l’ivoire et la traite des esclaves lui permirent d’acquérir des fusils à tir rapide et des munitions.Il conquit alors le Baguirmi puis le Bornou ( 1893), déjà très affaiblis, et fonda un vaste Empire mais l’arrivée des troupes françaises entrava ces projets.Les français comprirent que la présence de Rabah compromettait leur projets. Ils envoyèrent trois missions chargés d’éliminer l’importun sous le prétexte de lutter contre la traite esclavagiste.

La Mission Foureau-lamy, parti de l’Algérie, la mission Voulet-Chanoine venue de l’Ouest du Niger actuel et suivie par Joalland, et la mission Emile Gentil depuis le Congo. Les trois missions se trouvèrent sur le lac Tchad et attaquèrent Rabah en 1899 . Elles le vainquirent à Kousseri en 1900: Rabah trouva la mort et son empire se désagréga.Le commandant Lamy blessé à la bataille de Koussérie, céda le commendement de la troupe au commandant Emile Gentil qui donnant le nom de son camarade de combat à la ville devenue la capitale du Tchad; Fort-Lamy en Mai 1900.

En Avril 1908, la France et l’Allemangne signèrent une convention qui cèda à la France une partie du “Bec du Canard” dependant de Bongor en compensation d’autres territores du Gabon, de L’Oubangui et du Tchad.le décret de 1900 créa un “territoire militaire des pays et protectorats du Tchad ” intégré à la colonie de l’Oubangui Chari. En 1920 le Tchad devint une colonie autonome dotée d’une administration civile.

En 1923 la frontière soudano- tchadienne fut determinée avec précision. En 1929 le Tchad intégra le Tibesti. En 1936 un accord entre la France et l’Italie Fasciste prévit la session de la bande d’Aouzou ” au Nord du pays ” à la Libye Italienne; il ne fut pas appliqué.La France instaure la culture obligatoire du Coton dans le Sud et surtout, enlève au Sud du Tchad une main forte pour construire le chémin de fer Congo-Océan. Ces travaux forcés provoquèrent des nombreuses révoltes. La France ne s’arrêta pas là avec son esprit tyranique.En Août 1940, la France se trouva en danger.

Le Tchad dirigé par le gouverneur Félix Eboué fut la prémière colonie Française à se rallier au Général de Gaule, (en Août 1940). Félix Eboué obtint le poste de Gouverneur général de l’AEF. Le Tchad lui servit de base d’opération du général Leclerc entre 1941 et 1943. Sa position stratégique l’amena à l’édification d’infrastructure telles que un Aéroport et un réseau routier destiné au déplacement des troupes.

Après la guerre , les tchadiens, participèrent pour la première fois à des élections en désignant leur représentant aux assemblées constituantes ( 1945-1946) puis à l’assemblée nationale Française( 1946). La lutte en faveur de l’indépendance a eu un aspect politique sous l’égide de Gabriel Lisette, fondateur du parti Progressiste Tchadien (PTT), section de RDA, en 1946 puis sous celle de François Tombalbaye. Les désaccords entre les deux hommes, et les antagonismes réligieux et régionaux, accentués par la colonisation ont déchiré le pays. Les Tchadiens approuvèrent à 98% le projet de communauté française lors du réferendum de 1958.

Le 11 août 1960, le Tchad accéde à son indépendance. Après avoir contraint Gabriel Lisette à l’éxil, François Tombalbaye devint Chef de l’Etat et mit en place une puissante dictature. Le PTT devint le parti unique ( 1962). En 1963 , Tombalbaye réprima durement la révolte des musulmans du nord, au point que l’insurrection armée déjà en veilleuse depuis 1959 débuta en 1965 .A partir de 1968, Tombalbaye s’appuya sur l’aide des militaires Français et profita des divisons des rebelles ( notamment entre les partisans de Goukouni Wedeye et ceux de Hissein Habré).En 1973 Tombalbaye tenta de restaurer l’unité du Tchad en prôna la Tchaditude, ce qui souleva d’intense protestation.

un coup d’Etat militaire le renversa et le tua en 1975. Le Général Maloum lui succéda. Les rebelles de plus en plus divisés lançèrent une vaste offensive en 1977. Le conflit s’internationalisa avec l’intervention militaire de la France et les médiations de paix de la Libye et du Nigeria. La constitution d’un Gouvernement d’Union Nationale ( 1979 ) se révéla un échec et le conflit se dégenéra en guerre civile entre Goukouni Wedeye et Hissein Habré.

En 1982 les forces de Hissein Habré investissent Ndjamena. Habré devient président. Il reçu l’appui de la France pour reconquérir le Nord mais il a du affronter à seul les interventions Libyennes.

En 1990 l’opposition armée dirigée par Hassane Djamous, Mahamat Itno, et Idriss Deby lance une vaste attaque contre le régime d’Hissein Habré et prit le pouvoir. Idriss Deby prend la tête du Mouvement Patriotique du Salut et réitere aux Français sa promesse de démocratiser le Tchad . Il accepte sous la pression de la classe politique Tchadienne d’organiser la conférence nationale Souveraine en Janvier 1993. Adoum Maurice Hel-Bongo, Ancien Ministre de Tombalbaye (1963) et ancien Fonctionnaire du Bureau International du Travail dirige le Presidium de la Conférence avec succès malgré la tension de cette période.

En 1994, la cour de la Haye tranche en faveurs du Tchad le conflit concernant la Bande d’Aouzou et la période de Transition se prolonga.

En 1995 Idriss Deby organise des élections présidentielles et fait face à un routier de la politique Tchadienne, le Gal Vidal Kamougué. Il sera désigné Président par la Cour d’Appel tchadienne faisant fi les plaintes de l’opposition et de la Société Civile.

En 2002, Idriss Deby sera encore désigné président de la republique par la CENI contre à un autre poids lourd du Tchad, Ngarledji Yorongar, le deputé Fedéraliste.Jusqu’à nos jours c’est Idriss Deby qui est à la tête du Tchad.

Felix Ngoussou
Fondateur de Tchadforum.